Rangement Gridfinity : choisir unités, bacs et matière

Gridfinity est un système de rangement modulaire pour tiroirs et plans de travail d'atelier. Son principe tient en une grille, une plaque et des bacs qui s'emboîtent. Cette page part des documents techniques publiés sur GitHub pour expliquer les cotes qui comptent, la quincaillerie à prévoir, les fichiers d'où partir et la matière à choisir selon l'usage du tiroir.

La réponse courte

Gridfinity utilise une grille de 42 × 42 × 7 mm selon une spécification communautaire non officielle. Le bloc d'une unité illustré mesure 41,5 mm de côté pour laisser du jeu : cette cote ne remplace pas le pas de 42 mm pour les grands bacs. Mesurez votre tiroir, choisissez un fichier dont vous vérifiez les dimensions et la licence, puis testez son emboîtement avant une série. Les aimants de 6 × 2 mm sont optionnels. Choisissez la matière selon les conditions du tiroir et sa fiche technique.

Ce que la grille de 42 mm fixe, et ce qu'elle laisse libre

Gridfinity est un système de rangement modulaire né d'un projet de Zack Freedman. Il repose sur deux pièces de base : une plaque support, appelée baseplate, et des blocs qui viennent s'y loger. Selon la spécification non officielle publiée sur GitHub, le cœur du système est un format de grille de 42 x 42 x 7 mm. Chaque bloc s'emboîte dans une empreinte en forme de Z creusée dans la plaque. Cette empreinte permet de reconfigurer les blocs à volonté tout en les retenant grâce à une lèvre verticale.

Le même document illustre un bloc générique d'une unité de 41,5 mm de côté, afin de laisser du jeu dans la plaque. Cette cote décrit le bloc illustré : ne la prenez pas pour un pas à multiplier pour dimensionner un bac de plusieurs unités. Le pas de grille reste de 42 mm ; vérifiez les dimensions et le jeu du fichier exact avant d'imprimer.

Un point mérite d'être dit clairement. Le dépôt se présente lui-même comme non officiel ; cela ne constitue pas une attestation de conformité du fichier choisi. Des variantes existent, notamment sur la lèvre d'empilement ou les trous d'aimants. Avant de lancer une série, ouvrez le fichier source que vous avez choisi et vérifiez ses cotes plutôt que de vous fier au seul nom Gridfinity.

Dimensionner un tiroir : compter les unités avant de lancer le slicer

Le raisonnement commence par le tiroir, pas par le bac. Mesurez la largeur et la profondeur intérieures utiles, puis divisez chacune par 42 mm. Le nombre entier obtenu donne le nombre d'unités de grille que la plaque peut recevoir dans chaque sens. Le reste de la division correspond à l'espace perdu, que certains comblent avec une plaque de bordure adaptée.

Les plaques se découpent ensuite en morceaux compatibles avec votre volume d'impression. Comparez la largeur et la profondeur du tiroir à la surface utile indiquée sur la fiche de votre machine : si le tiroir dépasse cette surface, la plaque se compose de plusieurs segments posés côte à côte, chacun découpé en multiples entiers de 42 mm. Choisissez ce découpage avant d'ouvrir le slicer.

Côté hauteur, le pas de 7 mm du format de base sert de référence. La documentation Stu142 consacre une section à l'explication des unités de bac et fournit des dessins techniques depuis plusieurs points de vue, justement pour éviter de recalculer les cotes. Un bac profond pour des forets n'a pas la même hauteur qu'un bac plat pour des embouts, mais les deux restent empilables si la lèvre respecte l'un des deux profils documentés. Pour aller au-delà du rangement, la page des objets utiles à imprimer élargit le champ.

Aimants, vis et inserts : la nomenclature à vérifier avant commande

Un bac Gridfinity tient dans sa plaque par la seule géométrie de l'empreinte. Les aimants restent optionnels. Selon la spécification non officielle, ils servent à compléter l'empreinte et à fixer les blocs de façon plus sûre, par exemple dans un tiroir qu'on ouvre brusquement. Le format retenu est un aimant de 6 mm de diamètre et 2 mm d'épaisseur. Le document recommande des trous aux quatre coins de chaque unité, afin que le bloc reste compatible quelle que soit son orientation.

La documentation Stu142 confirme ce format comme standard dans l'écosystème. Elle ajoute une alternative : des vis M3 passées par le dessous, qui fixent le bac à la plaque. Les trous de vis peuvent être élargis à 4,2 mm de diamètre pour recevoir des inserts filetés M3 à chaud, présentés comme une fixation plus sûre.

Avant de commander, faites donc votre nomenclature en trois lignes : aimants 6 x 2 mm, vis M3, inserts M3 si vous retenez cette option. Si vous suivez la recommandation de trous aux quatre coins de chaque unité, comptez quatre aimants par unité de grille et non par bac. Un bac de deux unités sur trois en demande donc vingt-quatre. Comme la spécification présente les aimants comme un simple complément de l'empreinte, décidez bac par bac : réservez-les à ceux qui doivent rester en place malgré les chocs, et laissez les autres tenir par l'empreinte seule.

Fichiers, générateurs et licence : d'où partir

Deux dépôts GitHub servent de point d'entrée technique. Le premier, la spécification non officielle, résume le concept en quelques schémas : profil du bloc, étiquettes, aimants, plaques. Le second, la documentation Stu142, va plus loin avec des dessins techniques au format PDF et SVG, le profil de base du bac, les rayons de coin et les deux variantes de lèvre d'empilement. Son auteur précise que la lèvre arrondie n'est pas identique à celle des modèles d'origine, mais proche et plus simple à reproduire.

Pour générer vos propres bacs sans modéliser, le même auteur propose un générateur Gridfinity pour FreeCAD, installable depuis le gestionnaire d'extensions intégré. Il produit des bacs et des plaques assortis en un clic. Ses fichiers paramétriques sont publiés dans une collection sur Printables, et tous les dessins du dépôt ont été réalisés avec FreeCAD.

La question de la licence se règle fichier par fichier. Le dépôt Stu142 contient un fichier LICENSE à la racine : lisez-le avant de réutiliser les dessins dans un projet, surtout s'il est commercial. Les modèles téléchargés sur une plateforme portent leur propre licence, qui peut différer de celle de la documentation. Notre page sur les licences et droits détaille les cas courants. Ne présumez jamais qu'un fichier Gridfinity est libre de droits parce que le format est ouvert.

PLA ou PETG pour des bacs d'atelier : ce que dit la fiche matière

Les deux matières conviennent à des bacs de rangement. Le choix dépend de ce que vous y mettez et de l'endroit où vit le tiroir. La documentation Stu142 cite du PETG et du PLA Polymaker dans sa liste de composants, sans trancher entre les deux.

La fiche Prusament PETG apporte des éléments concrets. Elle décrit un filament plus résistant à la chaleur, plus souple et moins cassant que le PLA, avec une résistance en température annoncée de 68 °C, sans que la page précise la méthode de mesure. Cette valeur est une donnée fabricant, pas une température de service garantie pour un bac chargé. Elle le classe facile à moyen à imprimer, avec un warping faible et une bonne adhérence entre couches. Les applications citées incluent justement les supports et pinces d'atelier. Pour un tiroir exposé à la chaleur, cet écart annoncé par rapport au PLA est un argument à confirmer avec un bac test placé dans les conditions réelles.

La même fiche liste les inconvénients. Le PETG a tendance au stringing, ponte mal et n'est pas conseillé pour les très petites pièces. Il adhère fort au plateau, ce qui demande de la prudence au décollage. Les paramètres indiqués sont un plateau à 80 ± 10 °C, une buse à 250 ± 10 °C et un ventilateur à 50 %, sans enceinte requise. Pour des bacs de bureau sans contrainte thermique, comparez un bac test dans la matière que vous utilisez déjà. Notre comparatif PLA ou PETG complète ce choix selon votre machine.

Réglages et budget d'une série de bacs

Une série de bacs se compte en heures et en grammes. Avant de lancer dix pièces, imprimez un bac d'une unité et une plaque d'une unité, puis vérifiez l'emboîtement et l'empilement. Ce test coûte peu et révèle une cote mal interprétée avant que le filament ne parte.

Pour la solidité, la fiche Prusament PETG recommande d'augmenter le nombre de périmètres plutôt que le taux de remplissage, car l'essentiel de la résistance vient de la coque. Sur votre bac test, comparez les parois, le fond et le remplissage prévus avant de retenir un profil pour la série. La même fiche conseille d'imprimer les premières couches sans ventilation pour limiter le warping, puis de passer à mi-puissance. Elle déconseille l'alcool isopropylique pour nettoyer le plateau avant du PETG, car l'adhérence deviendrait trop forte, et préfère un nettoyant pour vitres ou de l'eau savonneuse.

Côté coût, le poids total dépend surtout du nombre d'unités et de la hauteur. Notre calculateur de coût d'impression permet d'estimer la consommation de filament et d'électricité d'une série à partir du temps et du poids indiqués par le slicer. Si vous partez de zéro, l'outil de budget de démarrage aide à cadrer l'achat de la machine, de la matière et de la quincaillerie sans se fier à des prix affichés au hasard.

Nomenclature Gridfinity : cote, document source, point à vérifier

ÉlémentCote indiquéeSourceÀ vérifier
Grille de base42 x 42 x 7 mmSpécification non officielleLe fichier choisi suit bien ce pas
Bloc générique illustré, une unité41,5 mm de côtéSpécification non officielleJeu conservé dans la plaque
Aimant6 mm de diamètre, 2 mm d'épaisseurSpécification et documentation Stu142Quatre trous par unité, toutes orientations
Vis de fixationM3 par le dessousDocumentation Stu142Trou prévu dans le bac et la plaque
Insert à chaudTrou élargi à 4,2 mmDocumentation Stu142Option, pas obligatoire
PETG plateau80 ± 10 °CFiche Prusament PETGProfil de votre slicer et surface d'impression
PETG buse et ventilation250 ± 10 °C, ventilateur 50 %Fiche Prusament PETGPremières couches sans ventilation

Questions fréquentes

Gridfinity est-il une norme officielle ?

Le dépôt de spécification se qualifie lui-même de non officiel et la documentation Stu142 est le travail d'un contributeur. Ces documents donnent les cotes décrites ici ; des variantes existent sur la lèvre et les trous. Vérifiez le fichier source que vous imprimez.

Quelle est la taille d'une unité Gridfinity ?

Le format de grille est de 42 × 42 × 7 mm selon la spécification non officielle. Le bloc générique d'une unité illustré mesure 41,5 mm de côté pour conserver du jeu. Ne multipliez pas 41,5 mm pour dimensionner les grands bacs : contrôlez leur fichier paramétrique, sur un pas de grille de 42 mm.

Faut-il des aimants pour que les bacs tiennent ?

Non, l'empreinte en Z de la plaque retient déjà les blocs par une lèvre verticale. Les aimants de 6 x 2 mm sont un complément pour sécuriser les bacs qui bougent, par exemple dans un tiroir. Prévoyez quatre trous par unité si vous les utilisez.

PLA ou PETG pour des bacs Gridfinity ?

La fiche Prusament PETG décrit une matière plus résistante à la chaleur et moins cassante que le PLA, adaptée aux supports d'atelier, avec un warping faible. Elle signale aussi un stringing possible et une forte adhérence au plateau. Pour un bureau tempéré, comparez le profil et le résultat d'un bac test dans la matière que vous utilisez déjà.

Comment générer mes propres bacs sans modéliser ?

La documentation Stu142 renvoie vers un générateur Gridfinity pour FreeCAD, installable depuis le gestionnaire d'extensions intégré. Il crée des bacs et des plaques en un clic. Ses fichiers paramétriques sont aussi publiés dans une collection sur Printables.

Sources et limites

  • GitHub - gridfinity-unofficial/specification · GitHub
  • GitHub - Stu142/Gridfinity-Documentation: Documentation relating to the Gridfinity project by Zack Freedman to provide designers with the information to make cool things · GitHub
  • Prusament PETG | Prusament

Nous organisons la documentation des fabricants et des communautés ; nous n’avons pas mesuré ces produits nous-mêmes. La notice de votre modèle exact prime sur ces explications générales.

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