Première impression 3D : les réglages et la checklist du tout premier démarrage
Une imprimante 3D neuve ne s'utilise pas comme une imprimante de bureau. Avant la première pièce, il faut la déballer correctement, la calibrer, préparer le plateau et un premier fichier. Voici la checklist, dans l'ordre, pour que ce premier test serve vraiment à quelque chose.
La réponse courte
Pour réussir une première impression 3D, suivez quatre étapes dans l'ordre. D'abord, retirez les fixations de transport et installez la machine sur un support stable. Ensuite, lancez l'assistant et toutes les calibrations au premier allumage, nettoyez le plateau à l'alcool isopropylique et chargez du PLA. La documentation Prusa conseille de démarrer avec une hauteur de couche de 0,15 ou 0,2 mm et un remplissage d'environ 15 %, avec le profil de votre imprimante dans le slicer. Prévisualisez toujours le G-code avant l'envoi pour repérer les zones imprimées dans le vide, puis lisez le premier test : une pièce décollée indique un plateau gras, des surfaces abîmées indiquent des courroies mal réglées.
Déballer et installer la machine au bon endroit
Avant de brancher quoi que ce soit, gardez le carton et les cales. En cas de retour sous garantie, l'emballage d'origine est souvent exigé. Sortez la machine à deux si elle est lourde. Posez-la sur un meuble stable, plat et rigide. Une table qui bouge transmet des vibrations à chaque mouvement de la tête.
La notice de votre fabricant liste les fixations de transport à retirer : vis, colliers, équerres ou mousses qui bloquent les axes pendant la livraison. Repérez-les toutes avant la mise sous tension. Un axe resté bridé peut faire échouer le tout premier autotest. Vérifiez aussi qu'aucun câble ni aucune nappe n'est pincé, et que chaque courroie est bien en place sur sa poulie.
Pensez enfin à l'environnement. Éloignez l'imprimante d'une fenêtre ouverte, d'un radiateur ou d'un climatiseur : les courants d'air nuisent à l'adhérence. Laissez de la place à l'arrière pour le câble d'alimentation et la bobine. Si la machine s'installe dans une pièce de vie, prévoyez une aération correcte de la pièce.
Lancer l'assistant et toutes les calibrations
Au premier allumage, la plupart des imprimantes récentes proposent un assistant à l'écran. Suivez-le dans l'ordre, sans sauter d'étape. En général, il contrôle les ventilateurs, le chauffage, les moteurs et le capteur de plateau, puis lance les calibrations automatiques prévues par le fabricant. Si l'écran propose une mise à jour du firmware, c'est le bon moment pour la faire.
Ces calibrations ne sont pas une formalité. Pour une machine montée à partir de pièces, la base de connaissances Prusa rappelle qu'il faut toutes les lancer à la première mise sous tension, parce qu'elles conditionnent la qualité des impressions. Prusa ajoute qu'un réglage mal fait, comme la tension des courroies, est souvent la cause cachée d'autres calibrations qui échouent ensuite.
Sur une imprimante en kit, ce passage compte encore plus : chaque vis serrée par vos soins peut créer du jeu. Notez le résultat de chaque étape. Si un test échoue, corrigez la cause et relancez-le au lieu de passer outre. Pour savoir ce que mesure chaque routine, consultez notre guide pour calibrer son imprimante.
Préparer le plateau et charger le premier filament
La première couche décide de tout, et elle commence par une surface propre. Selon la documentation Prusa, la feuille d'impression se nettoie à l'alcool isopropylique (IPA) : sur un plateau gras, les petites zones de contact se décollent en cours d'impression. Après le nettoyage, évitez de toucher la surface avec les doigts.
Vérifiez quelle plaque est livrée avec la machine. Prusa précise que sa feuille satinée, polyvalente pour la plupart des matières, accroche moins le PLA que sa feuille lisse. Si votre imprimante est fournie avec plusieurs surfaces, la notice indique laquelle convient au filament que vous avez.
Pour le premier test, restez sur du PLA. C'est la matière la plus tolérante, et c'est celle que Prusa demande pour son impression de contrôle. Chargez-le depuis le menu filament, attendez que la buse chauffe, puis purgez jusqu'à obtenir un fil régulier. Gardez la bobine au sec : Prusa signale qu'un filament humide favorise les fils et les débris incrustés dans la pièce. Le réglage de la hauteur de buse est détaillé dans notre guide de la première couche.
Configurer le slicer pour un premier fichier
Installez le slicer conseillé par le fabricant et lancez son assistant de configuration. Selon la documentation PrusaSlicer, si vous n'y avez sélectionné qu'une imprimante et une taille de buse, le bon profil est déjà actif. Sinon, choisissez votre machine dans la liste du panneau de droite. Sélectionnez ensuite le préréglage matière : il règle la température, la vitesse et le refroidissement à votre place.
Importez le modèle par glisser-déposer ou par le menu Fichier. PrusaSlicer accepte les formats STL, STEP, 3MF, OBJ et AMF. Si l'objet arrive mal orienté, l'outil Rotation ou la fonction Placer sur une face le remet à plat sur le plateau virtuel.
Pour la hauteur de couche, Prusa suggère de commencer à 0,15 ou 0,2 mm, un bon compromis entre qualité et durée. Un remplissage autour de 15 % convient généralement. Ajoutez une bordure (brim) quand la base de la pièce est petite : elle améliore l'adhérence et se retire facilement à la main. Si vous hésitez encore entre plusieurs logiciels, notre guide pour choisir un slicer les compare.
Contrôler l'aperçu avant d'envoyer l'impression
Prusa conseille de toujours prévisualiser le G-code avant d'imprimer. Après le tranchage, l'aperçu s'affiche. Faites glisser le curseur vertical pour inspecter les couches une à une, et vérifiez que la forme générale correspond bien à l'objet 3D.
Cherchez surtout les zones qui commenceraient dans le vide. Chaque couche repose sur la précédente : un porte-à-faux sans appui retombe en filaments. Dans ce cas, activez les supports, partout ou seulement depuis le plateau. Prusa note aussi que les surplombs très inclinés sont difficiles à reproduire. D'où l'intérêt de bien orienter la pièce dès le départ.
Pour l'envoi, PrusaSlicer détecte une carte SD ou une clé USB et affiche un bouton d'export dédié, puis un bouton d'éjection pour déconnecter le support proprement. D'autres machines reçoivent les fichiers par le réseau ou par une application : suivez la méthode de votre fabricant. Dans tous les cas, restez près de l'imprimante pendant les premières couches. C'est là que la plupart des échecs apparaissent, et vous pourrez arrêter à temps.
Lire le résultat du premier test
Choisissez un premier modèle court et parlant. Pour sa CORE One INDX, Prusa recommande par exemple Otto, un papillon de calibration conçu pour évaluer la qualité des réglages. Le fichier de test fourni par votre fabricant, sur la carte ou dans l'application, joue le même rôle.
Une fois la pièce terminée, examinez-la. Une partie fine qui s'est détachée en cours de route signale le plus souvent un plateau sale ou une zone de contact trop petite : nettoyez à l'IPA et ajoutez un brim, comme le conseille Prusa. Selon Prusa, des surfaces rugueuses ou abîmées aux extrémités des détails fins trahissent des courroies mal tendues. Des fils et des débris collés dans la pièce évoquent plutôt un filament humide.
Si deux pièces prévues pour s'emboîter demandent un peu de force et ne gardent qu'un léger jeu, la base Prusa considère que c'est bon signe. Corrigez un seul paramètre à la fois, puis relancez le même test. Si les pièces continuent de se décoller, notre page sur l'adhérence du plateau détaille les causes et les remèdes.
Sources et limites
- Prusa Knowledge Base — First print with PrusaSlicer
- Prusa Knowledge Base — First print troubleshooting (CORE One / INDX)
Nous organisons la documentation des fabricants et des communautés ; nous n’avons pas mesuré ces produits nous-mêmes. La notice de votre modèle exact prime sur ces explications générales.