
Bambu Lab A1
256 × 256 × 256 mm
Davantage de place sur chaque axe que l’A1 mini, tout en restant dans la famille A1.
Structure ouverte : ne pas la choisir en supposant les mêmes conditions thermiques qu’une machine fermée.
Voir la fiche et l’offreLe TPU (polyuréthane thermoplastique) permet d'imprimer des pièces souples : coques, semelles, joints, amortisseurs. Il demande cependant des réglages différents du PLA ou du PETG, et sa compatibilité avec les systèmes multicolores automatiques comme l'AMS n'est pas universelle.
Le TPU est un filament flexible à haute élasticité : une pièce imprimée peut s'étirer puis reprendre sa forme initiale, ce qui en fait un choix courant pour des coques de téléphone, des semelles, des joints ou des pièces qui doivent amortir un choc plutôt que le transmettre. Contrairement au PLA ou au PETG, la difficulté n'est pas tant la température que la gestion mécanique d'un filament qui se déforme facilement avant même d'atteindre la buse.
C'est ce comportement qui explique la plupart des réglages spécifiques présentés sur cette page : vitesse plus basse, chemin de filament raccourci, et attention particulière à la rétraction.
Parmi les projets typiques : une coque de téléphone résistante aux chutes, un joint sur mesure pour un boîtier, une charnière qui doit fléchir des milliers de fois, ou un prototype de semelle. Aucun de ces usages n'est hors de portée d'une imprimante FDM standard, mais chacun gagne à partir d'un profil dédié au TPU plutôt que d'un profil PLA ou PETG dont on aurait simplement monté la température.
La dureté du TPU se lit sur l'échelle de Shore, généralement A pour les formulations les plus souples et D pour les plus rigides, notée par exemple 85A, 90A ou 70D. Plus le chiffre est élevé, plus le filament est dur et facile à faire avancer dans le système d'entraînement.
Selon la documentation Bambu Lab, une dureté de 85A ou plus est recommandée pour une impression stable : un TPU plus souple (83A, 80A) plie facilement pendant l'entraînement, ce qui provoque des blocages ou une extrusion irrégulière, et leurs imprimantes ne prennent pas en charge les TPU sous 85A de dureté.
En repère grossier, un TPU plus dur autour de 90A à 95A se comporte presque comme du PETG côté fiabilité d'entraînement, tout en restant nettement flexible au toucher, alors qu'un TPU plus souple gagne en sensation "caoutchouc" ce qu'il perd en régularité d'impression sur une machine FDM classique.
Les utilisateurs et guides constructeurs recommandent presque unanimement de partir d'un profil TPU dédié plutôt que d'un profil PLA ou PETG modifié : la base de connaissances Prusa pour le TPU 95A situe la buse entre 220 et 240 °C et le plateau entre 55 et 75 °C, avec des profils préconfigurés proposés pour les imprimantes équipées d'un extrudeur direct comme le Nextruder. Un extrudeur direct raccourcit le trajet entre l'entraînement et la buse, ce qui réduit le risque que le filament flexible flambe ou s'enroule avant d'être poussé.
Sur les machines à extrudeur bowden, un tube plus court ou un renfort du chemin de filament aide à limiter ce phénomène ; dans tous les cas, réduire la vitesse d'impression reste le réglage le plus efficace pour un premier essai en TPU.
Le guide Bambu Lab sur le TPU insiste sur l'historique de la buse : une buse ayant servi pour de la fibre de carbone ou de verre garde des résidus qui augmentent la résistance au passage du TPU, d'où l'intérêt d'un tirage à froid (cold pull) avant de démarrer, voire d'une buse neuve pour les impressions exigeantes. Il est également recommandé de désactiver la calibration dynamique du flux avant d'imprimer du TPU, cette calibration n'étant pas fiable sur un filament aussi souple.
Le TPU est par ailleurs très sensible à l'humidité selon la même documentation : un séchage avant impression et un stockage avec dessiccant limitent bulles, stringing et perte d'adhérence entre couches, comme pour le filament PETG.
La compatibilité multicolore automatique est le point le plus mal compris du TPU. Selon la documentation Bambu Lab, seule l'AMS HT prend en charge l'impression avec du TPU parmi les modules AMS : quand elle est utilisée pour du TPU, elle fonctionne uniquement comme une enceinte scellée, sans son alimentation automatique, et le filament doit passer par une sortie dédiée. Les autres AMS (AMS, AMS lite, AMS 2 Pro) ne sont pas compatibles avec le TPU.
Le tableau de compatibilité matérielle publié par Bambu Lab précise en outre que les imprimantes de la série A1 ne prennent pas en charge le TPU 85A, alors qu'elles restent compatibles avec du TPU 90A, du TPU 95A HF ou du TPU spécifiquement conçu pour l'AMS. Il existe par ailleurs un filament "TPU pour AMS", formulé pour fonctionner avec l'alimentation automatique standard de toute la gamme AMS : vérifier ce point précis sur la fiche du filament avant d'acheter évite une mauvaise surprise au chargement.
Le guide Bambu Lab propose une méthode en plusieurs étapes face au stringing sur TPU : limiter les déplacements à vide en imprimant une pièce à la fois plutôt que plusieurs objets côte à côte, réduire légèrement la température buse d'environ 5 °C tout en baissant un peu la vitesse, puis augmenter la distance de rétraction par petits paliers de 0,2 mm si le suintement persiste. Un filament mal séché reproduit souvent les mêmes symptômes, d'où l'intérêt de vérifier ce point avant de tout réajuster.
Pour un support amovible, du PLA reste la matière recommandée par cette documentation plutôt que du TPU utilisé en support de lui-même, plus difficile à retirer proprement.

256 × 256 × 256 mm
Davantage de place sur chaque axe que l’A1 mini, tout en restant dans la famille A1.
Structure ouverte : ne pas la choisir en supposant les mêmes conditions thermiques qu’une machine fermée.
Voir la fiche et l’offreNous organisons la documentation des fabricants et des communautés ; nous n’avons pas mesuré ces produits nous-mêmes. La notice de votre modèle exact prime sur ces explications générales.