BVOH ou PVA : choisir un support soluble compatible avec votre filament
PVA+ et BVOH sont documentés par Prusa comme supports hydrosolubles, utilisés en structure complète ou seulement en interface. Ce guide rassemble les associations PLA/PETG, préréglages, attributions d'outils, consignes de dissolution et rangement de cette documentation. Les volumes de purge et débits cités restent liés aux configurations MMU décrites ; ils ne constituent pas des valeurs universelles pour une machine multi-outils.
La réponse courte
Selon les guides Prusa, PVA+ et BVOH sont des filaments hydrosolubles pour supports, dans un flux multi-matériaux ou multi-outils. La documentation Prusa associe le PLA aux deux et indique que, pour le PETG, le BVOH est en pratique le choix utilisable. Elle décrit le BVOH comme plus rigide et moins sujet au bouchage, tandis que le PVA+ est généralement moins cher. Ces conseils restent ceux des profils et matériaux documentés par Prusa : vérifiez la fiche de votre bobine et le profil correspondant. Gardez les filaments au sec; Prusa recommande une drybox, sans que cela établisse une obligation universelle pour tout produit ou atelier.
Deux matières solubles, un même usage, des comportements différents
Le PVA (alcool polyvinylique) et le BVOH (copolymère butènediol alcool vinylique) servent au même but : imprimer des supports, ou seulement la couche de contact entre support et pièce, puis les faire disparaître dans l'eau. La documentation Prusa précise que le modèle lui-même est imprimé dans une matière classique comme le PLA. Les deux exigent un équipement multi-matériaux, comme un MMU ou une machine multi-outils, et sont présentés comme une technique réservée aux utilisateurs avancés.
La différence principale tient à l'imprimabilité. Selon Prusa, le PVA est généralement moins coûteux mais plus sujet au bouchage de la buse. Le BVOH est décrit comme plus rigide, se comportant nettement mieux pendant l'impression, et adhérant un peu mieux aux surfaces que le PVA, même si les deux ont une adhérence au plateau médiocre. La documentation conclut que le BVOH est la meilleure option, mais la plus chère. Le choix dépend donc de votre budget de consommables et de la matière principale que vous imprimez, point détaillé plus bas. Si vous découvrez les supports solubles, la page dédiée aux supports solubles PVA pose les bases avant cette comparaison.
Quel support soluble pour quelle matière principale
La première règle énoncée par Prusa est simple : la matière principale et le support soluble doivent avoir des températures d'impression proches. C'est pour cette raison que le PLA est considéré comme le meilleur partenaire des deux filaments solubles. La fiche matière Prusa indique une température de buse recommandée de 195 °C pour le PVA+ et de 215 °C pour le BVOH, avec un plateau à 60 °C, soit des valeurs du même ordre que celles d'un PLA courant. Ces valeurs concernent les profils Prusa ; vérifiez toujours l'étiquette de votre bobine et le profil de votre slicer.
Avec le PETG, Prusa indique qu’on peut pratiquement utiliser seulement le BVOH dans son workflow documenté. Pour le PLA, la page cite PVA+ ou BVOH. Cela ne signifie pas que le PVA+ est interdit avec toute autre marque ou tout autre profil : comparez les températures et recommandations du fabricant de chaque filament. Pour l’ABS, Prusa renvoie vers le HIPS dissous au limonène, avec précautions de sécurité; elle cite aussi le PVB soluble dans l’IPA.
Interface soluble ou support entièrement soluble
PrusaSlicer propose deux préréglages pour ces matières, visibles une fois le profil MMU3, MMU2S ou XL multi-outils sélectionné, pour les hauteurs de couche de 0,15 mm et 0,2 mm. Le préréglage SOLUBLE FULL imprime toute la structure de support en matière soluble. Prusa le recommande pour les géométries complexes qui demandent beaucoup de supports internes, donc hors plateau. Le préréglage SOLUBLE INTERFACE n'emploie le filament soluble que dans les couches denses entre le support et le modèle ; le reste du support est imprimé avec la matière principale déjà chargée.
La page du flux soluble décrit une adhérence médiocre sur PEI lisse ou texturé. La page matière désigne le PEI lisse et le satiné poudré comme meilleures options, tout en décrivant une adhérence inférieure à celle sur PLA. Une meilleure option parmi des feuilles peut donc conserver une adhérence limitée : ces formulations ne prouvent pas à elles seules une contradiction. Vérifiez le profil et la feuille précis. Prusa recommande SOLUBLE INTERFACE si les supports touchent le plateau et mentionne un raft PLA.
Purge, outil par défaut et vitesse : ce que change le soluble
Ni le slicer ni l'imprimante ne détectent où vous avez chargé le filament soluble. Selon Prusa, PrusaSlicer attribue par défaut le support ou l'interface au filament numéro 5 sur MMU2S et MMU3, et à l'outil 2 sur la XL. Vous pouvez saisir une autre valeur de 1 à 5 ; la valeur 0 utilise l'outil déjà actif sur la couche en cours. Vérifiez cette attribution avant chaque lancement, pour que le trancheur emploie le filament prévu.
La rubrique de purge concerne MMU3 et MMU2S : 140 mm³ par défaut pour la somme chargement/déchargement, avec recommandation 200–240 mm³ au moins en soluble et parfois 240 mm³ minimum en quittant PVA+/BVOH. Elle conseille d'augmenter si des résidus subsistent. La page matière décrit un cas où du PLA résiduel dans les supports empêche une dissolution complète. La section de configuration MMU pour MK3S/+ cite aussi un débit maximal de profil de 4 mm³/s en soluble contre 15 mm³/s en PLA. Ne transposez pas ces valeurs MMU à la XL sans vérifier son profil.
Dissoudre et nettoyer sans abîmer la pièce
La procédure décrite par Prusa commence avant l'eau : retirez à sec autant de supports que la géométrie le permet. Plongez ensuite la pièce dans de l'eau tiède, 45 °C au maximum, pendant quelques heures à une nuit. Les supports doivent alors se détacher facilement, parfois à l'aide d'outils. Une fois la pièce dégagée, un second bain de 10 à 20 minutes suivi d'un brossage, avec une petite brosse à dents dure par exemple, retire les résidus de PVA+ ou de BVOH.
Prusa indique que la durée dépend du rapport matière/eau et de la température, avec un repère d'environ un gramme de BVOH pour 20 g d'eau. Ce repère n'est pas une durée garantie pour une cavité ou une masse particulière de support. Si le support contient des traces de PLA, sa page propose de revoir la purge. Pour votre relevé, notez la quantité de support, le bain et les résidus observés ; cette suggestion permet de comparer vos essais sans transformer un délai documentaire en résultat acquis.
Garder le filament soluble au sec
Prusa qualifie PVA et BVOH de très hygroscopiques et décrit l'humidité comme un risque pour l'adhérence, le passage en buse et l'entraînement. Elle recommande de remettre la bobine dans son sac fermé avec silice après usage. Son guide décrit une dégradation possible en quelques mois si les conditions sèches ne sont pas préservées, sans fournir ici une durée de conservation pour chaque bobine ou chaque atelier. Conservez la consigne du produit exact avec votre organisation de stockage.
La recommandation Prusa est d'imprimer et de stocker ces matières dans une drybox. Nos pages sur les boîtes sèches passives et sur le séchage du filament décrivent les solutions courantes. Sur MMU2S et MMU3 pour MK3S, Prusa ajoute deux précautions : une calibration très précise du capteur IR, car le diamètre de ces filaments mous se déforme sous une pression excessive de la roue libre, et une surveillance des pointes de filament qui créent des fils pendant que la matière principale s'imprime. Pour le budget de l'ensemble, bobine soluble, drybox et sachets de silice, l'outil de budget de démarrage permet d'additionner les postes sans surprise.
Sources et limites
- Prusa Knowledge Base — water-soluble workflow, MMU2S/MMU3 and XL
- Prusa Knowledge Base — BVOH/PVA material and storage guidance
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